Rez de Chaussée
Le gros-oeuvre du rez de chaussée est terminé.
Mi-Novembre 2006
Les hourdis de la dalle de l'étage ont été posé.
Comme nous comptons mettre des lambris aux plafonds du rez, nous avons choisi des hourdis lisses, un peu plus chers que les hourdis rugeux, mais leur planéité facilitera la pose des lattes aux plafonds.
Pour nous faciliter la tâche du coffrage, pour retenir le béton qu'on coule dans les joins au niveau des hourdis, nous avons utilisé du Pecarive, une double feuille de plastique mince contenant une légère armature métallique, pré-pliée à 90°. Ce système de coffrage perdu a été placé avant les hourdis, et maintenu par quelques clous piqués au haut des blocs. C'est un gain de temps considérable par rapport au travail de coffrage/décoffrage que demande les planches en bois.
Nous avons donc terminé l'élévation des murs du premier niveau, comprenant le living, la salle-à-manger, la cuisine, le bureau et un WC.
Nous avons du résoudre un problème technique, à savoir les linteaux des baies vitrées aux coins de la façade sud du bâtiment qui sont en porte-à-faux. (Dont un sur plus de quatre mètres de portée).
Deux solutions s'offraient à nous :
- soit une coffrage classique en béton armé soutenu par une colonne en béton armé ;
- soit un pont métallique avec une colonne métallique plus mince, donc plus discrète aux deux coins.
Nous avons choisi le pont métallique, bien que plus cher en matériaux, car le coffrage demande beaucoup d'heures de travail, et le temps de prise du béton reportait de 3 à 4 semaines la pose des hourdis.
Comme nous devons couvrir une hauteur de pont de 30 cm, la solution retenue est la mise en place de poutrelles HEB 18X18 sur lesquelles un profilé en L inversé de 12 cm est soudé sur toute la longueur, profilé sur lequel seront posés les hourdis, en haut du L. Puis un panneau de coffrage sera appliqué sur la face extérieure afin de remplir de béton le vide entre le panneau et le niveau des hourdis.
Cette solution nous permet de ne pas attendre la prise complète du béton, qui n'est que du remplissage, et de pouvoir commencer au plus tôt l'élévation des murs de l'étage, dernier niveau avant le toit que nous espérons pouvoir ainsi poser avant les premières neiges.
Début Novembre 2006
Nous avons commencé l'élévation des murs du premier niveau, comprenant le living, la salle-à-manger, la cuisine, le bureau et un WC.
Ce niveau fait partie de ce que l'on appelle le volume protégé, c'est à dire les parties de la maison qui bénéficient de la plus forte isolation thermique, d'une étanchéité maximale à l'air, dont tous les ponts thermiques doivent être supprimés, qui doivent emmagasiner les apports solaires et dans lesquelles agit la ventilation mécanique contrôlée (VMC).
Pour pouvoir stocker les apports solaires le plus efficacement possible, les surfaces frappées par les rayons doivent posséder une bonne inertie thermique. De même, pour résister au mieux aux variations des températures externes, l'idéal, c'est que l'ensemble du volume protégé ait une très forte inertie thermique. Raison pour laquelle nous avons choisi le béton et pas le bois pour notre maison passive.
Restait à trouver le bloc de béton qui rencontrerait nos attentes.
En effet, bien qu'un bloc classique de béton creux de 19x19x39 cm soit assez maniable, il ne possède pas l'inertie thermique que nous voulons atteindre. Le même type de bloc en béton plein, idéal vu sa masse volumique, frôle lui les 28 kg, donc trop lourd et difficile à poser parce que le mortier s'étend difficilement sous la surface plane de ce type de bloc.
Nous avons donc du faire preuve d'imagination et nous avons trouvé une solution : on pose les blocs de béton creux de 19x19x39 cm, mais à l'envers, après avoir troué la surface plane horizontale à coups de marteau de maçon (ça prend quelques secondes). Ainsi ils sont très maniables, le mortier passe facilement par les trous, et une fois posé, nous les remplissons de mortier et des gravas des blocs de béton. Un tel bloc rempli de mortier et bien seché pèse 26 kg : nous avons donc une masse volumique au m³ d'environ 2 tonnes, valeur proche du béton plein qui est de 2,4 tonnes. Nous obtenons ainsi une inertie thermique de 40 Wh/m², ce qui est largement suffisant pour notre projet.
Si vous êtes intéressé par ce qu'est l'inertie thermique et comment cela fonctionne, voici un site internet qui explique très bien les avantages (déphasage, accumulation thermique) et inconvénients (risque de surchauffe l'été que l'on évite par des protections solaires extérieures, et par une ventilation nocturne intensive, grâce au by-pass de la VMC).
Fin Octobre 2006
Le gros-oeuvre du sous-sol est terminé.
Il y a juste 1 an que le premier coup de pelleteuse marquait le début de notre chantier et malgré tous les aléas que nous avons rencontrés (météo capricieuse, problèmes de santé), pour des non-professionnels, nous estimons nous en sortir encore bien.
En boutade, je dirais, pour "construire avec l'énergie", il faut avoir l'énergie de construire !
Le terrassier va revenir vers la mi-novembre pour enterrer les caves, remettre à niveau le pourtour du bâtiment et terminer l'égouttage des eaux de pluies qui seront récupérées dans une citerne pour utilisation dans les sanitaires et mettre en place la fosse septique, le dégraisseur et les chambres de visites. Puis le raccordement à l'égout public.
Afin de s'assurer un draînage des eaux d'infiltration très efficace (le terrain est en pente), nous avons cerclé le bâtiment une deuxième fois, au-dessus des drains coffrants FSD et donc au niveau du bas de notre membrane d'étanchéité Platon double-drain (comme le recommande le fabricant) avec un simple tuyau de draînage enrobé de coco qui sera recouvert de 20-25 cm de cailloux draînant, recouverts d'un géotextile et raccordés aussi à l'égout. Puis viendront les terres de remblais qui auront ainsi un premier hiver pour se tasser.
Poursuivons maintenant par l'ETAGE et le TOIT...
De plus...
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