Notre Maison Passive en Béton : de l'idée à la réalisation.

Les Fondations

Les fondations sont enfin terminées.

Début juillet 2006
Carole a du continuer les travaux à elle seule depuis fin mai, à cause d'un malencontreux accident qui m'est arrivé avec une porte de sanitaire chez mon employeur : je me suis cassé le col du fémur ! Résultat : le Chirurgien m'a implanté une prothèse totale de la hanche droite...
Ainsi, elle a terminé de placer un géotextile (Bidim) tout autour des drains coffrants, afin de réaliser un filtre de drainage qui évitera, avec le temps, que les drains ne se colmatent à cause des fines particules entraînées par l'eau. Sur ce Bidim, une couche de cailloux a été déposée, puis le Bidim ramené par dessus, de sorte que l'ensemble forme une sorte de boudin. Une dernière couche de cailloux a été étendue pour maintenir le boudin en place. La courbe de raccordement a été connectée aux tuyaux annelés en attente.

Le puit canadien est terminé lui aussi. Une chambre de visite en PVC de 30X30X30 a été placée à l'envers sur un lit de cailloux de drainage et un géotextile. Ainsi les condensats des trois prises d'air s'écouleront vers le drain coffrant. Les gaines y ont été connectée et la quatrième sera celle qui pénétrera dans le bâtiment pour être raccordée à l'entrée de la ventilation mécanique contrôlée. Un lit de sable recouvre le tout pour un bon contact thermique avec les terres.

Il reste à placer la citerne d'eau de pluie, la fosse septique, le dégraisseur et le raccordement à l'égout. Ce travail sera effectué par le terrassier lorsqu'il viendra repousser les terres autours de la maison, donc quand nous aurons terminé de monter les caves.

16 mail 2006

12H30 : nous attendons avec une certaine frénésie la pompe à béton et les premiers mixers. Comme je ne suis pas physiquement capable de travailler suite à mon accident, nous avons pu compter sur l'aide de mes frères pour couler le radier.
12H45, le camion-pompe déploie ses stabilisteurs et son bras. 13H00, le premier mixer déverse le béton fibré acier dans la pompe. Un deuxième mixer est déjà en attente. Cela crée un train impressionant dans la rue et attire les badauds.
34 m³ de béton fibré acier à 35 kg de fibres par m³ vont être mis en place et étendus en une heure trente, sans gros efforts. Cette technique est vraiment très performante et d'une souplesse incroyable : la flèche d'où coule le béton voyage au cm près sur une distance de plus de 30 m.
Afin de chasser les bulles d'air et de donner un bel aspect de surface, une latte vibrante a été passée sur tout le radier.
Quand je constate la facilité de ce procédé par rapport au léger surcôut pour la pompe et les fibres, j'ai du mal à comprendre ceux qui passe encore leur temps à assembler paillasses et tiges à béton, et se fatiguent à tirer le béton à la main...
Le radier et les semelles du garage sont à présent coulés. Normalement, un temps de séchage de 28 jours est requit avant de monter les premiers murs de cave.

06-07 mail 2006
Nous avons terminé le coffrage de la dalle flottante (radier) avec des demis panneaux isolants Wallboard de FOAMGLAS.
Ces panneaux sont collés perpendiculairement à la surface du Floorboard.
Nous avons également commencé la pose des drains coffrants FSD qui serviront de contre-renfort pour le Wallboard. Une mesure de précaution pour éviter que les panneaux se décollent ou se rompent sous la pression du béton lorsque nous coulerons la dalle.
Ces drains coffrants sont assemblés sur tout le périmètre du bâtiment, créant de la sorte un réseau de draînage des eaux souterraines, ce réseau possédant deux sorties raccordées à l'égout.
Avant de couler la dalle, il restera à placer un Visqueen (film PE) sur toute la surface de FOAMGLAS.

29-30 avril 2006

Nous avons terminé la pose sur stabilisé des panneaux d'isolant Floorboard de FOAMGLAS.
Comme il faisait beaucoup plus frais (4°C), nous avons consommé moins de colle PC-56 : 4 kg de mélange pour 10 panneaux. La colle restait souple plus longtemps et était plus facile à travailler. Il est donc préférable d'encoler les panneaux quand il ne fait pas trop chaud.
Nous avons aussi découvert une astuce qui facilite la pose : il pleuvinait, ce qui humidifiait le stabilisé. C'est très pratique, car cela évite que les particules de poussier lavé adhèrent trop facilement à la colle PC-56 quand on l'étend sur le chant des panneaux déjà posés.
Donc un conseil, humidifiez légèrement votre stabilisé pour que les particules de poussier restent agglomérées entre-elles.

23 avril 2006

Après avoir étendu une couche nivelée de stabilisé de 6-8 cm sur la couche de drainage, nous avons commencé à poser les panneaux isolants en verre cellulaire Floorboard de FOAMGLAS. Ces panneaux serviront de coffrage pour le radier. Les panneaux sont collés entre-eux sur chant avec une colle bitumeuse spéciale PC-56. Ce travail n'est pas lourd, mais demande soin et temps. La colle durcissant assez vite (+/- 1h) nous la préparons par portion de 4 kg, ce qui nous permet de coller 7 panneaux.

Pourquoi des panneaux FOAMGLAS ?
- suppression totale du pont thermique entre le radier et le sol
- étanchéité parfaite contre l'humidité ascendante et le radon (le verre cellulaire est totalement imperméable)
- résistance à la compression (n'oublions pas que ces panneaux vont devoir supporter le poids de tout le bâtiment)
- facilité de mise en oeuvre (le FOAMGLAS se coupe sans effort à la scie à main)
- le FOAMGLAS est imputrescible et résiste pratiquement à tout (c'est du verre en quelque sorte)

A partir de maintenant, nous vous fournirons l'état d'avancement de notre construction à certaines dates clefs.

Mars 2006 : Batibouw
Avec le retour du printemps, s'annonce le salon Batibouw. Cette année, certains importateurs moins frileux que la majorité, commencent à proposer des techniques spécifiques aux maisons passives. Nous découvrons ainsi un système de VMC avec pompe à chaleur sur l'air rejeté qui répond à une question qui nous préoccupait encore : comment chauffer l'eau chaude sanitaire. C'est ainsi que nous constatons que notre volume protégé est trop important et requiert des débits d'air que cet appareillage ne peut soutenir. Nous décidons alors de retirer les caves du volume protégé, ce qui en soit est logique, car avec la VMC, nous aurions obtenu une température dans les caves égale à celle des locaux de vie, ce qui est une aberration. Et c'est repartit pour mettre au point un système de construction qui isole les locaux de vie des caves et supprime tous les ponts thermiques avec celles-ci, puis revalidation avec le bureau d'études techniques. C'est une nouvelle fois la firme FOAMGLAS avec son bloc PERINSUL en verre cellulaire qui nous a permis d'arriver à une solution. Retour chez l'architecte pour faire redessiner les plans avec ces modifications techniques ne demandant pas de nouveau permis de bâtir, puisque la configuration extérieure reste la même.

Hiver 2005-2006

Nous mettons à profit l'interruption forcée de notre chantier pour parfaire nos études en matière énergétique et lancer des demandes de devis afin de présélectionner nos futurs fournisseurs et intervenants. Lors d'une discussion avec un installateur en chauffage central, celui-ci nous fait remarquer qu'avec le niveau K de notre bâtiment, nous sommes très proche d'une maison passive. Après avoir trouvé des renseignements sur ce concept en Suisse, Allemagne, pays nordiques, via Internet, nous décidons de mettre en application les normes passives à notre future habitation. Le document de calcul du niveau K global nous a été d'une grande aide, car celui-ci indique précisément pour chaques parois les déperditions énergétiques. Nous avons pu ainsi optimiser toutes les parois avec les matériaux et les épaisseurs qui permettent d'obtenir le niveau de déperdition répondant aux prérequis et en adéquation avec notre budget. Un outil sur le site Idées Maisons.com nous a été d'une grande utilité : il permet de calculer la performance thermique d'une parois. Avec cet outil, et après avoir testé plusieurs compositions, nous sommes parvenu à obtenir le 10/10 dans les trois postes : hiver, mi-saision et été. Nous avons ensuite validé nos choix avec notre bureau d'études techniques. La composition retenue est la suivante : blocs béton plein (parement) 9 cm, isolant Neopoor (EPS) 30 cm et blocs béton plein Stepoc 20 cm. Avec cette composition pour nos murs, nous obtenons une valeur U = 0,10 W/(m²K)

Mi-novembre 2005
Le terrassement est terminé, la couche drainante est installée, le puit canadien est installé. Nous avons commencé les coffrages du garage et l'égouttage. Hélas, la météo se dégrade : une couche de neige précoce arrête notre chantier. Un cycle ininterrompu gel-dégel-neige-pluie qui durera tout l'hiver met le chantier sous eaux (le sous-sol est argileux). Nous n'avons pratiquement pas pu travailler, nous avons juste pu terminer le réseau d'égouttage.

27 octobre 2005
L'urbanisme n'ayant pas émis d'observation dans les délais requis, le premier coup de pelleteuse est donné par le terrassier à notre plus grande joie. Ca y est, nous sommes en route pour la grande aventure...

Fin septembre 2005
Les plans ont été corrigés et la demande d'une nouveau permis d'urbanisme a été introduite. Nous procédons à l'implantation des chaises.
Notre souci principal maintenant, c'est de trouver un endroit proche de notre terrain où nous pourrons nous débarrasser de nos terres de déblais. C'est en contactant l'un ou l'autre cultivateurs du village que nous trouverons un propriétaire terrien qui acceptera nos terres moyennant une garantie - financière - que celles-ci seront étalées selon ses désirs, ce qui est bien normal. Cela représentera un surcoût non négligeable dans notre poste terrassement. En effet, le camion devra parcourir plus de kilomètres, et à la fin du travail, notre terrassier devra venir avec une machine pour étendre les 500 m³ de terres qui ont été déblayées. C'est un problème que les administrations communales devraient prendre en compte. Il ne suffit pas d'attirer le futur propriétaire en créant des lotissements à prix compétitifs, si les pouvoirs communaux n'ont pas de solution pour permettre l'évacuation des terres de déblais imposée par les règles urbanistiques (on ne peut plus modifier le relief naturel, donc pas question de les étendre autours du bâtiment comme d'antant) et les règles de protection de la nature empêchent de déverser n'importe où et n'importe comment.

Août 2005
Le Fonctionnaire délégué nous signifie la suspension du permis d'urbanisme pour non-respect de règles urbanistiques du lotissement. En fait, notre architecte et l'Administration ont une vue opposée sur l'interprétation d'une des règles. De plus, notre architecte a oublié de dessiner une cours ouverte imposée par le lotissement. Retour à la case départ.

Juillet 2005
La demande est introduite à l'Administration et nous devons attendre 30 jours avant d'entamer les travaux car l'Administration de l'urbanisme peut introduir un recours.

Juin 2005
Après quatre avant-projets, nous donnons le feu vert à notre architecte pour introduire la demande de permis d'urbanisme.

Janvier 2005
Sur base de l'avant-projet de l'architecte, nous refaisons une nouvelle maquette à l'échelle 1/20e.

Novembre 2004
Nous réalisons une première maquette (1/30e) en carton-plume de notre projet d'habitation que nous remettons à notre architecte afin qu'il en tire un avant-projet côté.

Poursuivons par les CAVES et SOUS-SOLS...

De plus...

Retrouvez les coordonnées de nos intervenants et les nôtres dans la page CONTACTS...