Notre Maison Passive en Béton : de l'idée à la réalisation.

Les Finitions

23 octobre 2007
Le matériel de ventilation HELIOS qui était en retard à l'usine en Allemagne nous a été expédié ce mardi 23 octobre par DHL. Nous devrions l'avoir jeudi et je pourrai finaliser l'installation de la VMC qui sera ainsi opérationnelle pour notre emménagement. Ouf, ça, c'est du "just-in-time"...

Les deux premiers jours de la semaine ont été assez ensolleillés, ce qui a permis d'amener la température du ballon énergétique à plus de 50°. C'est déjà bien, mais pour être vraiment efficace, il doit monter à 65°. La chaudière sera donc sollicitée dès sa mise à feu prévue vendredi.

Le carrelage de la salle de bain sera terminé mercredi. Il restera les joints à faire, jeudi.

Vendredi, nous poserons les tapis plains dans les chambres et je placerai l'électroménager dans la cuisine.

Nous pourrons donc prendre possession des lieux ces 26-27 octobre. Tout ne sera bien sûr pas encore fini à l'intérieur, mais le bâtiment sera fonctionnel et habitable. De plus, avec l'approche de l'automne, il est nécessaire qu'il soit occupé pour ne pas perdre le peu de chaleur qui a été accumulée pendant l'été pourri que nous avons connu. N'oubliez pas que dans une maison passive, ce qui permet de maintenir une ambiance intérieure confortable, ce sont les apports calorifiques de l'éclairage, les pertes thermiques des appareils électriques, de l'électroménager, et donc, de l'activité humaine.

A propos des apports calorifiques, nous venons de connaîtres trois nuits avec des températures négatives, jusqu'à -4°C avec seulement 6°C la journée. Depuis 5 jours, j'allume un radiateur électrique de 1.200 Watts, entre 22h30 et 06h30, et la journée, il est éteint. Suivant les calculs, la température intérieure étant toujours stable à 15°C, le bâtiment perd entre 675 Watts et 1.350 Watts au plus froid. L'allumage de ce radiateur la nuit a permis de compenser les pertes thermiques du bâtiment, puisque la température intérieure n'a pas variée d'un iota. Ces données sont tout-à-fait conformes aux prévisions, ce qui tend à démontrer que nos formules de physique sont correctes. La période d'observation est bien sûr trop courte, et le bâtiment n'est pas encore en situation d'occupation, mais cela me paraît de bonne augure. A suivre donc...

20-21 octobre 2007
Ces 20-21 octobre étaient la dernière ligne droite avant notre emménagement le week-end prochain.

Pendant la semaine, nous avons reçu nos derniers panneaux d'isolant Isomotherm (Neopor) d'une épaisseur de 20 cm pour isoler la dalle du rez par le dessous et terminer l'isolation complémentaire du toit. Dur dur de se remettre à poser de l'isolation quand de la technique plus "fine" vous attend en parallèle. Mais, vu la météo qu'il fait,  il fallait bien stopper les pertes de chaleur vers la cave qui n'est pas dans le volume protégé.

Quand je parle de technique plus "fine", je parle de notre mini-chaudière à pellets Paradigma qui nous a aussi été livrée. Superbe matériel, d'une finition et d'un design parfait. Un seul bémol : cette mini-chaudière n'a de terme "mini" que d'un point de vue puissance (3-8 KW) parce que, point de vue poids, elle pèse tout de même 210 kg ! Il a fallut la démonter dehors pour pouvoir la rentrer dans la cave. Je n'ai donc qu'une hâte, raccorder circuits, sondes, circulateur, cheminée, remplir le mini-silo à pellets et programmer tout ça pour pouvoir alimenter en chaleur notre ballon énergétique et voir couler l'eau chaude au robinet.

Car depuis le week--end dernier, le ballon énergétique est sous pression et tous les circuits sont raccordés. Le circuit solaire a été rempli vendredi, et nous avons pu emmagasiner nos premières calories solaires samedi. Ce qui a permis de faire monter la température du ballon de 15,5° à 37,3° et puis fini : les nuages sont revenus et les prochains rayons de soleil ne sont prévus que lundi et mardi. Preuve que les apports gratuits du soleil, c'est bien, mais quand le ciel n'est pas couvert ! D'où mon empressement à mettre en route l'apport auxilliaire de la chaudière.

Le bâtiment devrait donc être opérationnel pour notre déménagement, mais il reste néanmoins la ventilation mécanique contrôlée qui arrive au goutte à goutte. J'espère que le matériel restant sera livré cette semaine, sinon nous passerons nos premiers jours sans ventilation... 

La semaine précédente, Carole a terminé le carrelage du hall d'entrée et de l'escalier d'accès au rez. Au début, nous avions pensé poser une pierre bleue du Hainaut, mais pour rester dans la ligne budgétaire, nous avons choisi un carrelage qui y ressemble très fort. C'est vraiment réussi et du plus bel aspect.

Pour ma part, je m'étais concentré sur la finition du circuit aéraulique de la VMC Helios. J'ai raccordé les gaines de ventilation depuis les plénums jusqu'aux collecteurs, un pour l'air pulsé et un pour l'air extrait, de sorte qu'il ne restera plus qu'à connecter l'unité centrale de la VMC a la reprise et au rejet d'air. Les sondes de commande sont déjà en place et raccordées. En fait c'est très facile à faire, mais ça demande un travail soigné.

Pendant les "pauses", j'ai installé le sarcophage de la baignoire en blocs Ytong. Il ne restera plus qu'à carreler la salle de bain.

Maintenant, Carole s'attèle à remplir les caisses pour notre déménagement. Un petit peu tous les jours...

Mi-octobre 2007
Ô Joie, Ô Bonheur ineffable, ça y est, notre compteur électrique tourne !
Après les soucis que nous avons connu pour obtenir notre raccordement au réseau électrique (pour rappel notre demande date du 24 avril 2007) et les désagréments pour passer le câble dans la gaine que nous expliquons ci-après, Fabricom est repassé le mardi 9 octobre pour procéder au raccordement final de l'éléctricté et de la télédistribution. Que c'est joli le clignotement de cette petite LED verte du sélecteur bi-horaire visible au travers du coffret scellé du compteur électrique ! Soupir... et soulagement !

En résumé, il aura fallu plus de cinq mois (oui, vous lisez bien 5 mois) aux "bureaucrates" d'Interlux, le Gestionnaire du Réseau de Distribution en province de Luxembourg pour établir un devis/bon de commande et une facture à payer à l'avance, alors qu'il n'aura fallu qu'une bonne semaine à leur sous-traitant pour effectuer le travail. Félicitation à Fabricom et carton rouge à Interlux, il n'y a pas d'autres termes !

En fait, le lundi 1er octobre, la société Fabricom était sur place à 9h00 pour effectuer les travaux de tranchée et poser le câble électrique pour nous raccorder au réseau de distribution.
- Premier problème : ayant placé une courbe de raccordement, ma gaine était en 75 ; or, pour que Fabricom fasse le travail de pose de câble en terrain privé, il fallait que cette gaine soit en 110. Bon admettons, je ne le savais pas et personne ne me l'avait dit au moment du terrassement.
Mais alors pourquoi vend-on des courbes de raccordement en 75 et qui en plus ne sont pas données, 250 € ? Encore une fois, chercher l'erreur.
Fabricom a donc posé le câble en domaine public, mais nous a laissé le câble là, pour que nous le passions nous-même dans la gaine.
- Deuxième problème : nous avons essayé à deux-trois reprises de faire passer ce câble, mais impossible, il bloquait après 2 mètres, comme si il y avait un "bouchon". Nous avons alors introduit à l'autre extrémité un tuyau d'arrosage ouvert et nous l'avons poussé dans la gaine. Et effectivement, un flot de sable mélangé à l'eau injectée est sorti à l'autre bout. Mais comment se foutu sable est-il rentré dans la gaine ? Lors du remblaiement une pierre a sans doute percé la gaine, et comme elle a été recouverte de sable, avec les inflitrations d'eau dans le sol, le sable a du entrer par le trou. Nous avons alors tenté de pousser à nouveau le câble et ouf, il passait.
- Troisième problème : arrivé à l'entrée de la courbe de raccordement, le câble étant très rigide, il a fallut prendre une barre à mine et faire levier avec pour le tirer dehors. Hélas, à 25 cm de la sortie, le filin de traction a cassé ! Résultat, impossible d'attraper le câble dans ce tuyau de 75. Nous avons du casser la courbe de raccordement et creuser dans le béton sur une profondeur de 15 cm pour pouvoir attrapper un des brin avec une bonne pince grip, et faire à nouveau bras de levier pour le sortir. Après deux heures d'efforts, 10 cm par 10 cm, nous sommes parvenu à le tirer complètement. J'ai donc pu reprendre contact lundi 8 octobre avec Fabricom pour demander qu'ils viennent effectuer le raccordement proprement dit, et mardi, ils étaient là ! Chapeau bas...

Ce week-end des 6-7 octobre, j'ai mis sous pression mon ballon énergétique. Catastrophe : j'avais mis du ruban Teflon à tous les joints, et même une bonne couche, mais à tous les raccord en galvanisé, ça fuyait. Là, j'était enragé. J'ai pu tout redémonter, et faire mes joints à l'ancienne, avec pâte de colmatage et fil de chanvre. Maintenant, ça ne fuit plus bien sûr. Bref, pratiquement une journée de perdue à démonter et remonter. Enfin, tous mes circuits sont pratiquement raccordés, et je vais dans les jours qui viennent pouvoir mettre en route le circuit solaire.

Vendredi 5 octobre, j'ai reçu le restant du matériel Helios pour la ventilation mécanique contrôlée. Pas de chance, la livraison n'était pas complète. Décidément, ce n'était pas ma semaine de chance. J'ai planifié l'installation de tout cela le week-end prochain...

Et pendant ce temps là, Carole a carrelé l'escalier du hall d'entrée et celui donnant accès aux caves. Il ne lui reste plus que les joints à faire.

Fin-septembre 2007
Suspens : j'ai enfin eu contact avec le service technique du Gestionnaire du Réseau de Distribution électrique, et rendez-vous est pris pour le raccordement électrique le lundi 1er octobre en matinée. Serait-ce enfin le bout du tunnel ? 

Ce dernier week-end de septembre, j'ai commencé le raccordement du ballon énergétique. Un travail très compliqué : il faut des vannes, des groupes de sécurité, des clapets anti-retour, un mélangeur thermostatique, des purgeurs automatiques à tous les points hauts, trois circulateurs, des sondes de mesure, et tout cela dans le bon ordre, pour les quatre circuits du ballon : le solaire, l'eau chaude sanitaire, la chaudière à pellets et l'apport auxilliaire de chaleur à la ventilation mécanique contrôlée. Mais j'adore ça : c'est de la logique pure !

Le délégué d'AIB Vincotte est revenu le vendredi 21 septembre pour vérifier mes corrections à l'installation électrique, et tout est bon.

Le week-end des 22-23, Carole a posé le carrellage du living et de la salle-à-manger. Les carreaux étant des 60X60, elle craignait la difficulté, mais elle s'en est tirée comme une pro, grâce aux conseils avisés de notre voisin M. André PICARD.

Pour ma part, j'ai installé le WC du rez, et commencé la salle-de-bain. Il me faudra encore sûrement tout le W-E prochain pour achever...

Le 14 septembre, M. Gérard HUBERTY, menuisier à Champlon, est venu poser notre escalier intérieur donnant accès à l'étage.
Nous avons choisi un bois de hêtre massif qui est superbe. L'escalier est composé de deux volées droites et d'un palier intermédiaire que nous avons fait recouvrir d'un plancher dans la même essence. L'ensemble habille très bien notre hall d'entrée et le travail de M. Huberty est vraiment parfait et bien moins cher que les escaliers industriels "sur mesures" réalisés dans le Nord du pays et proposés dans les magasins de bricolage.

Notre terrasier, M. Bernard LATOUR a eu terminé le jeudi 12 : tous les travaux d'égouttage sont connectés et la cour d'entrée a été refermée, non pas avec les terres retirées, mais avec un ballast compacté, ce qui permet d'avoir un sol stable. Un gravier a été étendu par dessus, et compacté lui-aussi, ce qui nous permet d'avoir un accès propre et à niveau pendant plusieurs années. La terrasse arrière est dessinée et empierrée ; toutes les terres arables ont été replacées. Travail impeccable lui aussi, mais ça nous le savions déjà.

Le week-end avant, Carole a profité du beau temps pour semer sa pelouse avant les premières gelées !
De mon côté, j'ai mis en place les meubles de la cuisine, travail que je pensais assez simple, mais qui est plus minutieux qu'il n'y paraît.

Auparavant, Carole avait posé les carrelages de la cuisine, du couloir, du bureau et du WC. Il reste à attaquer l'escalier du hall d'entrée qui mène au rez et qui lui est carrelé. Ca, ce sera une autre paire de manches... Nous hésitons encore entre une pose en plein bain de mortier ou sur chape. Je vais prendre conseil auprès d'un professionnel pour trancher.

Nous espérons prendre possession des lieux fin octobre. Tout n'est bien sûr pas encore fini à l'intérieur, mais le bâtiment sera fonctionnel et habitable. De plus, avec l'approche de l'automne, il est nécessaire qu'il soit occupé pour ne pas perdre la chaleur accumulée pendant l'été. N'oubliez pas que dans une maison passive, ce qui permet de maintenir une ambiance intérieure confortable, ce sont les apports calorifiques de l'éclairage, les pertes thermiques des appareils électriques, de l'électroménager, et l'activité humaine.

Mi-septembre 2007
M. Latour a réalisé le terrassement des citernes : eaux de pluie, 10.000 L ; fosse septique, 3.500 L et dégraisseur. Il a fallu descendre à 4,40 m sous le niveau 0 pour poser la citerne la plus profonde. Une dizaine de camions de terres de remblais a encore du être évacuée.

Notre fournisseur de matériaux (Gérard-Gorse à Libramont) nous a livré et posé les citernes en temps et à heure.

La tranchée jusqu'aux conduites souterraines (égouts et distribution d'eau) a été creusée non sans mal : cm par cm, car le câble de téléphone était proche et mal renseigné.

Comme les citernes sont placées dans la cours ouverte, nous les avons renforcées avec des linteaux 20/20 sur toute la surface pour permettre aux véhicules de rouler dessus. Le tout a été noyé dans un béton maigre pour en renforcer la stabilité. 

La mise en place de tout le réseau de conduites vers les citernes et vers l'égout public est terminée et M. Latour a commencé à reboucher le tout.

Les ouvriers communaux de Tenneville sont venu le mercredi 5 septembre, et nous sommes à présent raccordés à l'eau de distribution et à l'égout public. Le travail est très bien fait, merci à eux.

Pour clôturer les travaux de terrassement, il reste à remettre en place les bonnes terres autours de la maison et à préparer le terrain pour notre terrasse arrière, et les zones de gazon.

Jeudi 30 août, j'avais rendez-vous avec l'agent de l'organisme de certification AIB Vincotte pour le contrôle de mon installation électrique, préalable au raccordement au réseau électrique.

Celui-ci ne nous a pas donné son feu vert. Notamment pour quelques oublis de ma part :
- le coffret divisionnaire de la cuisine n'était pas équipé d'un coupe-circuits (je ne savais pas que c'était obligatoire dans chaque coffret, et j'ai beau chercher partout, je ne vois aucune obligation, sauf bien sur pour le coffret principal, mais ça il y était)
- l'exception de l'art. 198 du RGIE concernant la machine à laver et le sèche-linge qui peuvent être raccordés sur un seul câble mono de 6², permet un courant de 40 A, alors que les prises de courant classiques sont agrées pour 16 A, donc refus ! Le problème, c'est qu'il n'existe pas de prises de courant 40 A en Belgique (cherchez l'erreur)... Donc j'ai du remettre un circuit séparé pour chaque élément.
- une mauvaise lecture de ma part de la réglementation qui veut qu'en présence d'un circuit mixte (prises et lampes) TOUT le circuit doit être câblé en 2,5². J'avais mis du 1,5² aux points terminaux des lampes. C'est râlant, d'autant que dans les tubes néons, le câblage est en 0,5²....
- et enfin, ce qui m'a fait "bondir", c'est que j'ai acheté une bonne partie de mes disjoncteurs dans un magasin de bricolage de la région qui vend des disjoncteurs de la marque CLICK. Or, et je ne le savais pas, ces disjoncteurs ne sont pas agréés. Ils ne sont pas de classe d'énergie 3. Résultat : démontage de tous les tableaux et remplacement des disjoncteurs par des modèles agréés.
Pour ne pas vous tromper, voici le logo qui doit être imprimé sur la face avant d'un disjoncteur agréé :.
J'avais le 3000, mais pas le 3... Contacté par nos soins, le patron du magasin de bricolage s'est offuscé lui aussi de cette situation dont il n'avait apparement pas connaissance, et s'est engagé à me les reprendre, bien que j'aie noté dessus les n° des circuits au marqueur indélébile.  

Fin août 2007
Carole a profité de ses derniers jours de vacances pour commencer la pose des carrelages. Et quelle est la pièce dans laquelle elle a oeuvré en premier ? La cuisine ! Elle m'étonnera toujours... Il faut dire que  les meubles de cuisine n'attendent qu'à être installés.

A l'intérieur, j'ai terminé les réseaux de distribution de l'eau de ville, de l'eau chaude sanitaire et de l'eau de pluie.
- L'eau de ville est distribuée aux éviers, baignoire, douche et ballon énergétique chargé de produire l'eau chaude sanitaire instantanée.
- L'eau chaude sanitaire est distribuée aux éviers, baignoire, douche et lave-vaiselle. Pourquoi au lave-vaiselle ? Parce que cela permet de
  l'alimenter avec de l'eau qui est déjà à 45°C et faire ainsi des économies sur le chauffage électrique de l'eau à l'intérieur du lave-vaiselle.
- L'eau de pluie est distribuée aux WC's, à quelques points de puisage pour le nettoyage des sols, l'arrosage, et à la machine à laver.

L'évacuation des eaux usées en provenance de la cuisine, de la salle-de-bain et de la machine à laver vers un dégraisseur est terminée.
L'évacuation des WC's vers la fosse septique est également terminée.

Carole n'a pas arrêté non plus : la plus grosse partie des peintures murales est terminée. Cela change complètement l'ambiance intérieure.
Pour les murs frappés par le rayonnement solaire, une peinture plus sombre a été posée : cela permet une meilleure accumulation de la chaleur solaire dans les murs. Par contre, les murs faisant face aux murs "sombres" sont peints dans des tons plus clairs, pour renvoyer le rayonnement thermique vers les murs accumulateurs. Résultat : les pièces au sud sont bi-tons et cela donne un cachet particulier qui s'harmonisera parfaitement avec les teintes des tentures. Hé oui, dans une maison passive, les couleurs sont actives !

Paralèllement, j'ai terminé le calcul du dimensionnement exact en débits de pulsion et d'extraction de la Ventilation Mécanique Contrôlée.
Je n'attends plus que le matériel pour terminer le volet probablement le plus important et le plus critique du bâtiment, vu l'extrême étanchéité à l'air et à la vapeur d'eau que nous avons mis en place.

A ce propos, deux écoles s'opposent : celle qui dit que les murs doivent "respirer", ce qu'ils appellent des murs perspirants (essentiellement les maisons passives en bois), et celle qui dit que tout doit être complètement étanche et hermétique, avec des pare-vapeurs quasiment partout. C'est cette dernière solution que nous avons retenue, laissant à la VMC le soin de déterminer automatiquement la qualité de l'air que nous allons respirer, grâce à l'adaptation continue des débits d'air dans le bâtiment en fonction de sa teneur en CO2 et du taux d'humidité relative de l'air.

Pourquoi la seconde école ? Pour supprimer tout risque d'apparition de points de rosée dans l'isolant. En effet, si votre isolant permet le passage de la vapeur d'eau, celle-ci, à cause de la surpression régnant au sein de la maison, du fait de sa température plus élevée en hiver qu'à l'extérieur, va se condenser dans l'isolant en approchant de la paroi extérieure froide, et mouiller l'isolant. Or un isolant mouillé n'est plus isolant !
Ce phénomène est pareil pour le toit. Donc pour ne prendre aucun risque, nous avons préféré éviter tout transfert vers l'extérieur au travers des parois de notre bâtiment. Ainsi, nous gardons un contrôle total sur le taux d'humidité relative contenue dans l'air que nous respirons.

Pour être plus concret, jetez un oeil sur l'ALBUM PHOTOS de notre réalisation...

De plus...

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